CHINE: Le difficile quotidien des « sheng nu », ces femmes célibataires rejetées par la société

La société chinoise est fortement ancrée dans la tradition et reste très conservatrice en dépit des influences extérieures. Les institutions sociales comme le mariage sont portées par de sacro-saints principes dont la transgression donne lieu à une stigmatisation, voire une marginalisation.

Il est de coutume, en Chine, de se marier très tôt bien avant d’atteindre 30 ans et de fonder une famille malgré la politique du « 1 couple, 1 enfant ». Cette exigence sociétale est plus accentuée sur les femmes qui subissent de fortes pressions familiales quand elles restent célibataires jusqu’à 30 ans.

Elles sont appelées les « sheng nu » littéralement « les femmes dont personne ne veut » en raison de leur célibat. Les « sheng nu » font face, journellement, à un quotidien car étant une « honte » aux regards de la société.

Pour trouver un mari pour leurs filles, les parents n’hésitent pas à se rendre dans des foires à célibataires où ils retrouvent plusieurs autres parents cherchant une femme ou un mari pour leurs enfants. Au-delà des échanges de Curriculum Vitae (CV), ce sont de véritables discussions qui sont entretenues entre parents pour tomber d’accord sur un futur mariage.

Pour rappel, selon un sondage datant de 2010, la Chine enregistrait à l’époque plus de 187 millions d’hommes et de femmes célibataires. Et toujours selon ce même sondage 9 hommes sur 10 interrogés estiment qu’une femme doit normalement se marier avant ses 27 ans.