DIFFUSION DE FAKE NEWS, COMMENT COMBATTRE LE MAL

Comment identifier les fake news ou fausses nouvelles ? Pour Samba Dialimpa Badji, Rédacteur en chef d’Africa Check, il faut d’abord avoir l’habitude de se poser des questions sur l’origine de l’information qui circule. « Nous partons sur un certain nombre de critères qui peuvent alerter, détaille-t-il, dans des propos repris par LeQuotidien. Par exemple, quand on voit une information circuler sur les réseaux sociaux sans être sourcée, on se pose des questions de savoir quelle est l’origine de cette information. Le travail de vérification peut déjà commencer en essayant de trouver l’origine ». Samba Dialimpa Badji intervenait ainsi lors de la conférence d’excellence des médias d’Afrique de l’Ouest, organisée par la fondation des médias d’Afrique de l’Ouest (WFWA), à Accra, au Ghana,

La propagation des fausses nouvelles

Poursuivant, le journaliste ajoute : « Ce qui peut aussi attirer l’attention de quelqu’un qui fait du fact-checking, c’est quand il se passe des événements dramatiques, violents, on voit sur les réseaux sociaux tellement de partage de contenus que finalement on ne sait pas quelle est l’authenticité de ce contenu. Les superlatifs peuvent également attirer l’attention. Par exemple, les hommes politiques quand ils veulent vanter leurs réalisations, ils les qualifient des plus grandes, de premières… » Dans cette prolifération de fausses nouvelles, le panéliste indique que les bloggeurs ne sont pas en reste ; de même que la presse classique.

Une chose est également sûre, dit-il, « je ne crois pas qu’aujourd’hui, nous avons les moyens d’empêcher la publication de contenus vrais ou faux. On doit comprendre qu’on doit faire avec ». Par contre, suggère Badji, « ce que nous devons faire, c’est de faire comprendre au public leur rôle, leur donner des outils pour qu’il puisse se prémunir et pouvoir éviter d’être manipulé. Et que les journalistes reviennent aux fondamentaux ».

Pour Soulemana Braimah, Directeur exécutif de la WFWA, « la solution ne viendra que du dialogue, du partage d’idées et de bonnes pratiques basées sur les droits et autres formes de moyens juridiquement acceptables ». Et non « dans la répression de l’expression en ligne et du journalisme ». D’autant plus que « la publication des fake news à des fins électorales ou autres, représente un danger qui menace la crédibilité des élections et la paix ».

Raison pour laquelle, WFWA a décidé, cette année, d’orienter les délibérations de la 3e édition sur le thème : « Réseaux sociaux, fake news et élections en Afrique ».

 

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