DIOURBEL : 4 meurtres enregistrés en 3 mois

La région de Diourbel n’est pas épargnée par la flambée de violence constatée ces derniers temps, au Sénégal. Rien qu’en l’espace de trois mois (mars, avril et mai) quatre meurtres ont été enregistrés dans le Baol. Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mars 2019, c’est Saliou Sène (la quarantaine) qui a été tabassé jusqu’à ce que mort s’ensuive, à Touba, par quatre individus l’accusant de vol de téléphones portables.

Jugés devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner, Cheikh Abdou Guèye, Maguette Sall, Seyni Ndiaye et Fallou Guèye s’en sont tirés avec seulement 2 mois de prison et deux cent mille francs Cfa d’amende. Le 20 mars 2019, Moustapha Diallo (63 ans) est froidement assassiné par un ou des individus, au village de Yolly, dans le département de Bambey.

Son cadavre est retrouvé le lendemain 21 mars par ses proches, sa tête transformée en bouillie, gisant dans une mare de sang. Mais hélas, son ou ses meurtriers ne sont toujours pas identifiés pour être traduits en justice. Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 avril 2019, Galasse Sow, un jeune de 17 ans, est atrocement tué par son cousin Samba Ka, dans le sous-quartier de Mboudaye (commune de Diourbel).

Samba, qui en voulait à son frangin qui lui réclamait son argent, lui a assené un coup fatal à la nuque avant de s’enfuir. D’ailleurs, il n’a toujours pas été retrouvé, malgré les intenses recherches des services de défense et de sécurité. L’enseignant Henri Ndiaye, servant à Fass Barigo, est mortellement poignardé dans un bar clandestin de la commune de Ngohé (département de Diourbel) le dimanche 17 mars dernier par Henriette Juliette Sambou, une lycéenne en classe de terminale au cours privé Nelson Mandela de Diourbel.

Jugée devant le tribunal des flagrants délits de Diourbel, le mardi 21 mai dernier, la jeune fille de 21 ans sera fixée sur son sort le mardi 18 juin 2019. Le procureur avait requis contre elle une peine de 2 ans de prison ferme. A ces meurtres, vient s’ajouter la mort suspecte de Gorgui Sarr, commerçant de son état, né le 12 mars 1979, et qui se serait suicidé en se tirant une balle sur la trempe avec un pistolet artisanal, après avoir pris le «kheud» (repas précédent le début du jeûne) avec sa famille. Et même si la thèse du suicide semble faire l’unanimité, d’aucuns évoquent la piste du meurtre.

 

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