Fatou Kiné Diouf Diaga « falewoulen sakh » L’imam qui parle, c’est son problème. Il a juste trop de temps.

Un enfant reste un trésor. Quel parent ne souffrirait pas des critiques négatives portées sur sa progéniture ? Surtout quand il est célèbre et s’appelle Waly Ballago Seck. Accusé de promouvoir l’homosexualité en portant un tee-shirt avec le drapeau de la communauté Lgbtq+ (Ndlr. C’était le 05 juillet, journée des homos), Waly s’est attiré la foudre de Sénégalais qui l’ont descendu en flammes. Thione Ballago Seck, qui a accepté, hier lundi 08 juillet 2019, de s’entretenir avec «L’Obs», n’y est pas allé par le dos de la carrière. Avec hargne, il défend son fils.
Que pensez-vous de cette polémique sur votre fils, Waly Ballago Seck ?

On a l’habitude de vivre cela. Les gens parlent et continueront de parler. Waly Ballago Seck est mon fils. Et rien de tout ce qui est dit ne lui trottine l’esprit. Ce tee-shirt, il l’a acheté. En se le payant, il ne pensait même pas à tout ce qui est allégué. Non ! C’est un habit qu’il a juste acheté. Et c’est tout. Mais, je vois que les commentaires et accusations fusent de partout. Et chacun y va de sa manière. Les gens l’accusent de choses qui ne lui traversent même pas l’esprit. Mais, on laisse couler.

Quelle est l’histoire de ce tee-shirt ?

C’est un tee-shirt qu’il a acheté en Angleterre. Comme il devait revenir au Sénégal pour animer un concert (Ndlr : A la place de la Nation, ex-Obélisque), le jour du match Sénégal-Ouganda, il n’avait pas le temps d’acheter des maillots pour son groupe et lui. C’est ainsi qu’il a acheté les tee-shirts avec tous les membres de son groupe. Si Wally a choisi ce modèle-là, c’est parce qu’il y avait les couleurs du drapeau du Sénégal. Maintenant, si les gens veulent donner à cette histoire une autre tournure, une autre orientation, c’est leur problème. Je ne vous apprends pas que Waly a son épouse et ses enfants. Ça veut tout dire ! Mais, avec ce tee-shirt, les gens ont installé une polémique qui n’a pas sa raison d’être. Chacun y allant de son style. Même des imams en parlent. Personnellement, j’avais dit que je n’allais pas en parler. Si je me suis prononcé là-dessus, c’est parce que c’est vous. Mais, je ne vais plus en parler !

Qu’est-ce que ça vous fait, en tant que musulman, de voir un imam parler de votre fils sur de tels faits ?

L’imam qui parle, c’est son problème. Il a juste trop de temps.

Et votre épouse Fatou Kiné Diouf «Diaga», comment a-t-elle réagi ?

Diaga «falewoulen sakh (ne les gère même pas)». Ça ne la préoccupe pas parce qu’elle sait que tout ce qui est dit est loin, mais vraiment très loin, de la réalité. Donc, ils n’ont qu’à penser ce qu’ils veulent, nous connaissons notre fils. C’est toujours la famille Seck qui est indexée !

Serait-ce, selon vous, un acharnement ?

C’est leur problème. On laisse couler. Qu’ils continuent de parler…

Avez-vous abordé le sujet en famille ?

Non. Et je n’ai pas à l’aborder. Pour moi, c’est un non événement. Tous ceux-là qui parlent ou l’accusent de toutes ces énormités n’ont qu’à nous emmener leurs filles pour qu’elles aillent avec lui à Saly. Ils verront si oui ou non, ce qu’ils disent est vrai ou faux.

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