MONACO DÉBOUTE (ENCORE) L’ÉTAT

Nouvelle victoire de Karim Wade. Les avocats de l’ancien ministre ont, à travers un communiqué de presse reçu par emedia.sn, informé que la cour d’appel de Monaco a rejeté, ce lundi 7 janvier, l’appel formé par l’État du Sénégal contre le jugement du 10 juillet 2018 du tribunal correctionnel de Monaco. Lequel a refusé de confisquer les sommes saisies dans les comptes bancaires, dont l’un appartient à Karim Wade et les autres à ceux qui ont été condamnés avec lui par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Ainsi, selon les avocats du fis de l’ancien président, la demande de confiscation présentée par l’État est donc définitivement rejetée. Ledit communiqué est signé par Me Demba Ciré BATHILY (Dakar), Me Bernard BENSA (Monaco), Me Michel BOYON (Paris), Me Seydou DIAGNE (Dakar), Me Ciré Clédor LY (Dakar), Me Joëlle PASTOR-BENSA (Monaco), Me El Hadji Amadou SALL (Dakar). Selon eux, c’est une nouvelle victoire pour Karim Wade.

Ils rappellent que l’Etat du Sénégal, invoquait l’arrêt du 23 mars 2015 de la CREI, en violation de la Constitution, par un simple décret du chef de l’État dans le seul but de condamner Karim Wade pour tenter de lui interdire d’être candidat à l’élection présidentielle. « Cet arrêt a été rendu au terme d’un procès qui comportait d’innombrables et graves irrégularités et qui violait les principes fondamentaux de la procédure pénale, notamment la présomption d’innocence, les droits de la défense et le droit à un procès équitable. La CREI, juridiction instrumentalisée à des fins politiques, se mettait ainsi à l’écart des grands principes de droit qui sont proclamés par la communauté internationale et que le Sénégal s’est engagé à respecter par la signature de traités », a dénoncé les conseils de la défense qui estiment que « c’est un nouveau camouflet qui s’ajoute aux désaveux que le pouvoir politique sénégalais ne cesse de subir dans toutes les procédures menées hors du Sénégal ».

Selon eux, cette volonté des pouvoirs politiques d’éliminer un adversaire est vaine puisque, soulignent-ils « une succession de décisions, toutes favorables à Karim Wade, rendues par des institutions et juridictions internationales, confirme qu’il jouit de la plénitude de ses droits. Il entend ainsi les exercer ; notamment, son droit d’être candidat à l’élection présidentielle. »