Naufrage en Mauritanie : un rescapé sénégalais explique ce qui s’est réellement passé

EDITORS NOTE: Graphic content / A handout picture released on February 21, 2017 by the Al-Zawiyah Branch of the Libyan Red Crescent shows Libyan Red Crescent volunteers recovering the bodies of 74 migrants that washed ashore on February 20 near Zawiyah on Libya’s northern coast. The International Organization for Migration (IOM) said the boat was reported to have foundered leaving as many as 100 people dead. The agency said that if confirmed, the deaths would bring the total number of migrants killed trying to cross the Mediterranean so far this year to more than 365. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / AL-ZAWIYAH BRANCH - LIBYAN RED CRESCENT / AMIN ALAMR" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / AFP / Al-Zawiyah Branch - Libyan Red Crescent / Amin ELAMR / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / AL-ZAWIYAH BRANCH - LIBYAN RED CRESCENT / AMIN ALAMR" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un bateau de migrants qui transportait environ 150 personnes a fait naufrage au large de la Mauritanie. Soixante-trois (63) corps ont été retrouvés et 85 passagers secourus. On dénombre 15 Sénégalais parmi les morts. Six (6) autres ont été secourus dans ce drame qui a fait également des victimes de diverses nationalités.

Dans un entretien avec ‘Libération’, un des six (6) Sénégalais qui ont survécu et dont le plus jeune est âgé de seulement 16 ans, a expliqué ce qui s’est réellement passé.

« Nous étions exactement 195 personnes dans l’embarcation. Nous avons tous embarqué à Barra, en Gambie, après avoir rencontré les passeurs. J’ai payé 300.000 FCFA. Nous avons pris la mer le 27 novembre, nous étions motivés parce qu’on a dit qu’il y avait une autre embarcation qui avait quitté quelques jours plus tôt et était arrivée en Espagne », explique-t-il.

Mais, à un moment donné, ils s’étaient perdus. Plus d’essence et deux des trois GPS étaient tombés en panne. Par chance, le conducteur a réussi à rallier les côtes mauritaniennes, assurant les passagers qu’il allait se rapprocher de Nouadhibou ( ville située nord-ouest de la Mauritanie) pour acheter de l’essence.

Par malheur, le conducteur a heurté un rocher. Etant donné qu’ils n’étaient pas loin des côtes, dit-il, beaucoup comme lui ont sauté de l’embarcation qui commençait à prendre l’eau petit à petit. « C’était l’horreur, les gens criaient partout. Plusieurs passagers ont trouvé la mort parce qu’ils étaient coincés dans l’embarcation », révèle ce rescapé.

 

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