Rapport Ofnac 2016: “Ce rapport ne doit pas être un rapport de complaisance…”, selon Birahim Seck

Le vendredi 05 octobre 2018, l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) a remis son rapport d’activités 2016 au chef de l’Etat. Un rapport qui n’a pas encore été publié. Lors d’une session de renforcement de capacité sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux au Sénégal, organisé par le Forum Civil, ces vendredi 12 et samedi 13 octobre 2018, Senego a profité de l’occasion pour interpeller Birahime Seck sur la question.

Essayer d’éveiller les consciences des sénégalais sur le blanchiment de capitaux, c’est le rôle que s’est fixé le Forum civil.

Au sein du Gouvernement, il y a des personnes politiques mal exposées et qui disposent d’intérêts au niveau des sociétés. Ou bien, également des gens qui sont autour de ces personnes et qui disposent d’intérêts dans certaines sociétés. Aujourd’hui il faut qu’on soit transparents et la transparence voudrait qu’on sache, exactement qui sont les véritables propriétaires des sociétés dans les domaines du pétrole, des mines, des services, des assurances…“, alerte le Coordonnateur général du Forum civil.

Concernant le rapport de l’Ofnac de 2016 qui a été transmis au chef de l’Etat, Macky Sall, Birahim Seck, estime que c’est son droit, à l’Ofnac de transmettre son rapport au président de la République. Mais, note-t-il, leur droit à eux, en tant qu’organisation de la société civile, c’est que des questions aussi importantes, ou bien des dossiers aussi importants que Petrotim, pour eux, doivent figurer dans le rapport de l’Ofnac.

Pour nous, également, la seconde phase d’enquête concernant le Coud doit figurer dans le rapport de l’enquête de l’Ofnac. Egalement, les enquêtes concernant l’affaire Bictogo, où il y a une indemnisation à hauteur de 12, 13 milliards, d’autres parlent de 20 milliards, doivent figurer dans ce rapport. Pour nous, s’il y a un rapport de l’Ofnac où on n’a pas vu ces différents dossiers, il n’y a pas de rapport. Ou ce rapport reste un rapport de complaisance…“, conclut Birahim Seck.

 

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