Troisième mandat : Le spectre d’un duel Macky-les citoyens

Chassez le naturel, il revient au galop ! Le troisième mandat hante les esprit dans tous les états-majors. Le débat s’instaure à Bby, malgré l’interdiction du Président Macky qui le juge prématuré. Dans tous les cas, le problème du troisième mandat existe.

Macky avait dit…

C’est vrai,Macky Sall , avait été clair  sur la question. Du moins avant la Présidentielle de 2019, il avait avancé que la question du nombre de mandats et la durée étaient définitivement réglés et il n’est plus possible pour un citoyen d’en avoir plus de deux. Séducteurs propos de campagne pour sa réélection, disent nombre d’analystes politiques qui ne lui accordent aucun crédit. Et, saisissant la balle au bond, l’Afp de Moustapha Niass avait annoncé sa candidature pour 2024.

Agenda caché

Et depuis, que d’eau sous le pont.Moustapha Niasse  et Cie semblent s’être ravisés, s’ils n’ont un agenda caché, d’autant que leur allié et maître du jeu interdit d’en piper mot. Macky Sall himself est aussi accusé d’avoir une botte secrète. La non-structuration de l’Apr pour éviter tout dauphinat s’inscrit dans cette dynamique. In fine, le président de l’Apr se présentera comme l’unique alternative…

L’ancien directeur des Sénégalais de l’Extérieur, Sory Kaba, l’a appris à ses dépens, pour l’avoir claquée au milieu des muets.

Débat juridique

Sur le plan juridique, le débat fait rage. Si le mandat de sept ans (2012-2019) ne fait pas partie du mandat de cinq, il est possible d’envisager un « deuxième troisième » mandat. Par contre, d’autres de rétorquer que la Constitution est claire : nul peut faire deux mandats successifs. Donc, le troisième mandat échappe au Président Sall. A moins qu’il revienne au pouvoir, si l’âge le lui permet, comme suggéré, par ailleurs, par le Pr Ababacar Gueye.

3e mandat

En tout cas, chercher un troisième mandat génère de gros risques pour le Président Sall. Au delà du juridique, le troisième mandat pose un problème moral et éthique. Ne pas se présenter, rendrait le Sénégal stable, éviterait le schéma de 2011 et renforcerait l’Etat de Droit, notre démocratie.

 

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