Le ministre Boubacar Camara se veut clair : il n’existe, selon lui, aucune contradiction entre l’action de Kiiraay et celle du Pastef au sein de la mouvance présidentielle. Il défend ainsi une approche fondée sur la coexistence des différentes sensibilités politiques qui accompagnent le pouvoir.
Dans son intervention, le ministre récuse l’idée d’une compétition ou d’une rivalité entre les deux formations. Pour lui, les divergences d’organisation ou d’appartenance politique ne doivent pas être interprétées comme une opposition au projet porté par les autorités.
Cette position intervient dans un contexte où la place des différentes forces politiques au sein de la majorité fait régulièrement débat. Le Sénégal dispose d’un paysage politique multipartite, avec notamment le Pastef parmi les principales formations représentées au Parlement.
« Une même dynamique, plusieurs sensibilités »
Oubacar Camara semble ainsi privilégier une logique de rassemblement. La coexistence de plusieurs partis et mouvements au sein de la mouvance présidentielle serait, selon cette vision, compatible avec la poursuite d’objectifs communs.
Le ministre appelle donc à dépasser les lectures qui opposeraient systématiquement Kiiraay et Pastef. L’enjeu, à ses yeux, serait davantage de préserver l’unité autour de l’action gouvernementale et de permettre à chaque composante de contribuer au projet collectif.
Cette déclaration pourrait contribuer à apaiser les discussions autour des rapports entre les différentes composantes de la mouvance présidentielle, alors que les débats sur les équilibres politiques internes restent particulièrement suivis.