Sportifs-Coronavirus : Le « tacle irrégulier »’ de la Covid-19

Coronavirus ! Cette maladie qui hante le sommeil, a grippé la machine sportive mondiale. Les disciplines, les clubs et les sportifs les plus forts au monde ne résistent pas à la puissance dévastatrice de cette pandémie.
Il a fait son apparition en décembre 2019, en Chine, et a fait des ravages dans cette partie du continent asiatique. Même si la menace était réelle, personne n’avait pensé que le coronavirus allait prendre cette ampleur mondiale.
Mais, en vérité, ce n’était que le coup d’envoi. À peine extirpé de son isolement en Chine, le virus Covid-19 a infecté les stades d’Europe avant de gripper complètement la machine sportive dans tous les pays du globe.
Les premiers cas de malades du coronavirus dans le milieu du foot ont été notés au début du mois de mars. Les premiers tests positifs ont été réalisés en Ligue 1 et Ligue 2 françaises, et dans le championnat allemand. Le Coréen Hyun Suk de Troyes et Laca Kilian du club allemand du Sc Paderborn sont les premiers joueurs pros atteints. Ces premiers cas ne sont que le début d’une longue liste sur laquelle figurent de grands noms du football mondial.
Atalanta-Valence, le match de trop ?
Parmi ces derniers, on peut citer : Marouane Fellaini, ancien Mancunien qui évolue dans le championnat chinois avec Shandong ; l’ancien défenseur emblématique du Milan Ac et de l’Italie, Paolo Maldini, et son fils, le Français Blaise Matuidi et l’Argentin Paulo Dybala, pour ne citer que ceux-là.
Si le virus a pris des proportions exponentielles en Europe, particulièrement en Italie et dans le monde sportif, c’est la faute à la rencontre de Ligue des champions entre Atalanta (Italie) et Valence (Espagne) en huitièmes de finale, le 19 février, au stade San Siro de Milan. C’est du moins la thèse avancée par plusieurs spécialistes de la santé qui considèrent cette rencontre, qui avait accueilli plus de 45 mille spectateurs, comme le principal vecteur de propagation ; le match de trop.
La menace était alors encore lointaine. Mais quelques jours après, le journaliste espagnol Kike Mateu, présent à Milan le 19 février, était testé positif chez lui en Espagne. Et à partir du 4 mars, 15 jours après cette rencontre, la courbe du nombre de contaminés à Bergame commençait à se redresser brutalement, la ville lombarde devenant l’une des zones les plus touchées par l’épidémie.
Gobert, premier cas en Nba ; Wood, Mitchell et Durent au rebond
Cependant, le football n’est pas la seule discipline à être secouée par la Covid-19. Le virus a très vite traversé l’Atlantique pour s’attaquer à la grande puissance américaine et la plus grande ligue de basket au monde : la Nba. Le 11 mars dernier, la Nba qui avait annoncé que les tests effectués sur Rudy Gobert de l’Utah Jazz étaient positifs à la Covid-19, avait suspendu la saison ‘’jusqu’à nouvel ordre’’.
Quelques jours après le Français de la franchise, d’autres stars de la Nba ont été déclarées positives. C’est le cas aussi du meneur des Jazz, Donovan Michel, qui a été, sans doute, contaminé par son partenaire Gobert, ainsi que l’intérieur des Detroit Pistons, Christian Wood, qui avait croisé les Jazz.
Quatre joueurs des Brooklyn Nets également, dont la star américaine Kévin Durent, ont été testés positifs à la Covid-19, quelques jours après.
Premiers morts en Espagne
Le coronavirus, qui tue par milliers à travers le monde, n’a pas épargné le monde du sport. Sa première victime est un entraîneur espagnol de 21 ans, de l’Atlético Portada Alta (réserve de Malaga), Francisco Garcia, décédé le 15 mars dernier.
Mais avant d’être testé positif au coronavirus, le jeune technicien était déjà malade. Il était atteint d’une leucémie, selon les médias espagnols. L’ancien président du Real de Madrid, Lorenzo Sanz, a aussi été terrassé par la maladie, le 21 mars dernier, à l’âge de 76 ans. Soit trois jours après son hospitalisation.
Abdelkader Mohamed Farah, la légende du football somalien, est aussi décédé de la Covid-19, ce vendredi 27 mars à Londres, à l’âge de 59 ans.
Considéré comme l’un des plus grands entraîneurs de l’équipe de football de France, Michel Hidalgo est mort ce jeudi. Son décès a été attribué à la Covid-19 avant que l’information ne soit démentie par sa famille, selon qui il est décédé ‘’naturellement d’épuisement’’.
A ce jour, près de 400 mille personnes ont été atteintes par la Covid-19 et plus de 16 mille décès constatés. La pandémie, qui a paralysé tous les secteurs, a rendu incertaine la reprise des activités sportives cette saison dans le monde.

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