À la loupe: Sonko entre Lueurs et chimères

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Condamné à une peine de six mois de prison avec sursis assortie de 200 millions de francs de dommages et intérêts à payer à M. Mame Mbaye Niang ,l’opposant Ousmane Sonko risque d’être inéligible pour la présidentielle de 2024. En moins qu’il ne pourvoie en cassation cassation ,il ne lui reste plus aucune chance. On en est pas encore là… Prenant les devants de ce dossier judiciaire à épines qui a fait couler beaucoup d’encre ,il urge d’étudier les derniers recours dont peut user Ousmane Sonko, pour continuer d’exister dans le landerneau politique.

La démarche incomprise…
Le dessein du politicien taraude les esprits depuis un bon moment. On ne sait à quel alternative se fier puisqu’il a désavoué une partie de la justice qu’il accuse d’être de mèche avec le pouvoir en place, l’exécutif et d’œuvrer pour son inéligibilité pour les prochaines joutes électorales avec à la clé son choix d’épouser la désobéissance civile face aux institutions étatiques. En depit de cette méfiance pour dame justice, les avocats d’Ousmane Sonko, vont saisir la juridiction compétente en vue d’une cassation de la décision de la cour d’appel. Cet acte sera pour ainsi dire le dernier de ce feuilleton entre lui et Mame Mbaye Niang. Ce pourvoi en cassation pour lequel beaucoup affichent un certain découragement qui n’y espère point un verdict différent du premier vu le trait d’union entre justice et exécutif. Les dés sont déjà jetés? Difficile de l’affirmer présentement.
Ce verdict vient à un moment sensible : le dialogue. Et si tout avait été planifié ?.

Le compromis ?…
L’appel au dialogue du chef de l’État, en lieu et place d’une union a jeté l’opposition dans le fourneau des démons de la discorde et a inéluctablement installé une cassure et une guerre de positionnement au sein de la coalition Yewwi Askan Wi entre les partisans à ce dialogue et ses détracteurs. Ce brouhaha engendré par l’appel au dialogue a créé une intifada de verbe entre les deux géants du Pastef et Taxawu Dakar et peut même dans un avenir très proche conduire vers une explosion de ce bloc pourtant solide de l’opposition.
Une félonie, voilà ce dont le pastef accuse le parti de Khalifa Sall. Leur éloignement fragilise tant bien que mal l’opposition et isole Ousmane Sonko qui n’aura que deux choix : ravaler sa fierté et aller dialoguer pour espérer recouvrer son éligibilité ou avoir un plan B. Le pastef étant encore un nourrisson politique mais un nourrisson à la dentition déjà bien fourni ,il capitalise déjà beaucoup de voix depuis sa création en 2014. Les méthodes modernes choisies par son leader dont les réseaux sociaux ont permis de fructifier son quota sur l’échiquier politique sénégalais. Le palmarès est à la limite parfait. Fort de ces atouts, s’il y’a unanimité autour d’une personne et avec l’apport de la discipline dépourvue de guerre de positionnement, oui! un plan B est possible et peut même être le gouvernail qui sauvera la barque du naufrage. Le temps sera le meilleur juge pour éclairer notre lanterne sur la lourdeur de cette épée de Damoclès.

Sara Jupiter

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