Accueil Politique Cocktail explosif : Le Sénégal est-il dans l’antichambre du chaos…?

Cocktail explosif : Le Sénégal est-il dans l’antichambre du chaos…?

La Présidentielle sénégalaise est émaillée de nombreuses échauffourées entre opposition et pouvoir. Le pic aura été, lundi dernier, la sanglante confrontation entre le Pur et Bby qui a abouti à deux morts et plusieurs blessés, dont des journalistes lâchement agressés, à Tambacounda.

Ainsi, la campagne électorale démarrée sur les chapeaux de roue, est loin de connaître le caractère pacifique escompté. Les principes de démocratie et d’élégance, tout simplement, étant foulés au pied.

Les échéances électorales au Sénégal sont souvent accompagnées de scènes de violence. Les Présidentielles des années 1988 et 1993 sont là pour rappeler la psychose qui, aux époques, avait violenté populations comme acteurs politiques.

En fait, tout n’a toujours été que l’aboutissement d’un malheureux bras de fer entre pouvoir et opposition. Lesquels n’ont pas su agir en amont.

L’irruption du président Wade qui compte brûler procès-verbaux des bureaux de vote, le jour du scrutin, n’est pas pour pacifier l’ambiance.

Toutefois, cette violence prendrait ses racines dans les rapports conflictuels entre acteurs. Et le dialogue politique a été le chaînon manquant dans leurs relations. Divers paramètres doivent être pris en compte.

L’adoption de la loi sur le parrainage et son corollaire de violence verbale a entraîné une véritable chienlit dans le landernau politique, les scènes de corrida à l’Assemblée nationale entre majorité et minorité, les affaires Khalifa Sall et Karim Wade, écartés de la Présidentielle, le non-respect par le Président Sall de limiter son mandat à 5 ans, le référendum controversé, la mauvaise organisation des Législatives 2017, ont catalysé ou accéléré le déclenchement de la violence.

Aujourd’hui, le candidat sortant est soupçonné de vouloir torpiller le scrutin et l’opposition serait tentée de recourir à la violence pour contrecarrer le supposé projet de fraude du pouvoir. Lequel, obnubilé par un deuxième mandat, sourd-muet aux revendications de l’opposition, incapable d’apporter la riposte à la mesure de l’affront, exécute un agenda savamment orchestré.

Accidents, morts, violence inouïe que de nombreuses voix religieuses tenteraient de justifier par des pratiques mystiques, ne sont pas pour tranquilliser le peuple qui n’est, à dire vrai, que faire-valoir politique.

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