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Décès du bébé de 10 mois : Magor Dia raconte les derniers instants de son enfant

Au bout du fil, on présage son chagrin. Sa voix éreintée atteste les moments difficiles qu’il traverse suite au décès, dans des circonstances non encore élucidées, de son fils. Lui, c’est Magor Dia, le père du jeune garçon de 10 mois, décédé, lundi dernier, à la crèche la « Cigogne bleue ».

Joint au téléphone, il est revenu, le cœur meurtri, sur les derniers instants de son fils et sur les conditions dans lesquelles on lui a annoncé la disparition brutale et inattendue de son petit garçon. « Les faits ont eu lieu le lundi dernier. Ma femme devait reprendre le travail pour une semaine et, comme on ne serait pas libre tous les deux pendant cette semaine-là, on avait décidé d’amener l’enfant à la crèche pour une semaine. Le lundi, quand on l’amenait, l’enfant ne souffrait d’aucune maladie. Il était bien portant, joyeux, souriant et plein d’entrain. Il faisait tout ce qu’un enfant de son âge fait », a raconté M. Dia, au bout du fil. Il poursuit : « Vers 13h, la directrice de la crèche m’a appelé au téléphone pour me demander de la retrouver au Samu municipal. Elle m’avait dit que le petit était souffrant, sans aucune autre information. Sans perdre de temps, j’ai pris un taxi pour la rejoindre au lieu indiqué. Arrivé sur place, j’ai été conduit dans le bureau du médecin qui m’a annoncé le décès de l’enfant. Le médecin m’avait dit que l’enfant était décédé au cours de son évacuation et qu’il avait constaté des vomissures sur ses habits. Mais, il m’a dit qu’il ignorait les circonstances dans lesquelles l’enfant était décédé ».

DES LÉGÈRETÉS DANS LE TRAITEMENT DU DOSSIER

Ce sont sur ces entrefaites que le corps de l’enfant a été acheminé à l’hôpital Aristide Le Dantec, pour les besoins de l’autopsie. « Le médecin que nous avons trouvé sur place nous a fait savoir qu’il fera l’autopsie le mardi. J’avais pris l’engagement de payer les frais. Mais, mardi, la directrice de la crèche nous a devancé sur les lieux. Elle a pris les dossiers et s’est acquittée des frais de l’autopsie. Le médecin ne m’a pas remis les résultats de l’autopsie. Il m’a délivré le certificat de genre de mort. Sur ce, je suis allé faire les démarches d’inhumation mais les éléments de la police de Dieuppeul m’ont demandé de revenir parce qu’ils devaient, d’abord, saisir le procureur de la République. Je suis retourné à la police, le même jour vers 16h et on m’a remis un permis d’inhumation qui n’a pas été signé par le procureur. En plus, on ne m’a pas dit si le procureur a été saisi ou pas. On a enterré l’enfant le mercredi et, le jeudi, je suis allé déposer une plainte au commissariat. On attend les auditions ».

Magor Dia n’est pas content de la manière dont le dossier a été traité. Il dénote un manque de sérieux relatif aux investigations qui devraient être faites. « Le problème, c’est qu’on a constaté que la police n’a pas fait le déplacement pour aller faire les constats d’usage. Il y a une certaine légèreté dans le traitement du dossier. C’est un enfant qui est décédé dans des circonstances non encore élucidées. Si on était dans un Etat de droit, la crèche allait être fermée en attendant les résultats de l’enquête. Or, la crèche n’est pas inquiétée. Elle continue ses activités. On doit protéger les enfants qui y vont. Un autre drame peut s’y produire à tout moment », a dénoncé le père du défunt. La directrice de la crèche a préféré ne pas se prononcer sur l’affaire qui est entre les mains de la justice.

Source : Emedia

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