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États-Unis : Trump juge qu’il n’y a « aucun risque » qu’il soit démis de ses fonctions

Le président américain est sous le coup d’une deuxième procédure de destitution historique après les violences au Capitole, le 6 janvier.

Le président américain Donald Trump a estimé mardi qu’il n’y avait « aucun risque » qu’il soit démis de ses fonctions en vertu du 25e amendement de la Constitution. Cet amendement permet au vice-président, avec le soutien de ses principaux ministres, de déclarer un président inapte à exercer sa fonction.

Depuis Alamo, au Texas, le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs appelé au « respect de la loi ». « Le temps de l’apaisement est venu pour notre pays, le temps de la paix et du calme », a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait déjà jugé que la procédure d’ »impeachment » sur le point d’être lancée contre lui par les démocrates était « totalement ridicule » et provoquait « une immense colère » chez ses partisans, lors d’une de ses rares prises de parole depuis les violences au Capitole.

« C’est la poursuite de la plus grande chasse aux sorcières de l’Histoire, a déclaré le président américain, qui est sous le coup d’une deuxième procédure de destitution historique, dont l’acte d’accusation sera examiné ce mercredi par la Chambre des représentants. « Je ne veux pas de violence », a-t-il ajouté.

« Une erreur catastrophique » des réseaux sociaux
Trump a également jugé que son discours la semaine dernière devant ses partisans avant l’assaut du Capitole était « tout à fait convenable ». Le locataire de la Maison Blanche, qui quittera le pouvoir dans huit jours, a par ailleurs estimé que les réseaux sociaux tels que Twitter qui ont suspendu son compte faisaient « une erreur catastrophique ».

Il a rencontré lundi soir son vice-président Mike Pence qui a, semble-t-il, décidé de faire – pour l’heure – front commun avec lui face aux démocrates, rejetant les appels à le démettre de ses fonctions avec le 25e amendement de la Constitution.

Soutenu par un vaste nombre de démocrates, et avec le soutien possible de républicains, l’acte d’accusation visant Donald Trump devrait être facilement adopté mercredi. Ce vote marquera l’ouverture formelle de la deuxième procédure de destitution contre le président américain.

« L’Amérique en danger »
Mais le doute demeure sur le déroulement, et l’issue, du procès qui devra ensuite avoir lieu au Sénat, aujourd’hui à majorité républicaine. Les démocrates prendront le contrôle de la chambre haute le 20 janvier mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à sa condamnation. Un procès risquerait en outre d’entraver l’action législative des démocrates au début de la présidence Biden, en monopolisant les séances au Sénat.

En parallèle, les démocrates veulent approuver mardi soir une résolution appelant le vice-président Mike Pence à démettre le président de ses fonctions. Tant qu’ils ne l’écarteront pas du pouvoir, la « complicité » des républicains avec Donald Trump, mettra « en danger l’Amérique », a tonné lundi la puissante présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi.

Le président élu Joe Biden prêtera lui serment sous haute garde le 20 janvier, justement sur les marches du Capitole, siège du Congrès américain. Critiqué pour avoir tardé, mercredi dernier, à envoyer la Garde nationale, le Pentagone a cette fois autorisé le déploiement de 15.000 soldats pour la cérémonie d’investiture. « Je n’ai pas peur » malgré les risques de nouvelles manifestations pro-Trump, a déclaré le démocrate lundi.

sudouest.fr

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