Journalisme et politique : la recette d’Abdou Latif Coulibaly

0 2

Le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie (CORED) dans les médias a planché, mardi, à la Maison de la Presse, sur le thème « Journalisme et engagement politique, est-ce possible ? »

La thématique a été développée par trois panélistes : l’ancien journaliste Abdoulatif Coulibaly, ministre et Secrétaire général du gouvernement, Eugénie Rokhaya Aw, journaliste et ancienne militante de la gauche et Hamadou Tidiane Sy, journaliste et directeur de l’EJICOM.

L’‘ancien journaliste d’investigation Abdou Latif Coulibaly est très clair sur la possibilité d’être journaliste et en même temps avoir un engagement politique. Pour lui, il est quasi impossible qu’un journaliste soit engagé politiquement et veuille rester dans le métier du journalisme.

« Je ne peux pas répondre à la question en disant qu’il n’est pas possible qu’un journaliste soit engagé politiquement. Par contre, moi, je considère que le journalisme obéit à des règles fondamentales. La première règle, c’est la déontologie qui définit un certains nombres de critères pour collecter, traiter et diffuser l’information. Ces règles sont des règles universelles qui sont partagées dans toutes les rédactions. C’est ce qu’on appelle le journalisme exercé dans le pluralisme. C’est la liberté de collecte, la neutralité dans la postériorité de collecte et de diffusion. C’est également la prise en compte de toutes les opinions qui doivent être émis par les acteurs concernés » , a souligné Abdou Latif Coulibaly.

« Deuxièmement, c’est la déontologie qui est le rapport que le journaliste entretienne avec les règles universelles qui s’impose en lui dans l’exercice de son métier. Moi, personnellement quand j’ai décidé de faire la politique, j’ai considéré qu’il n’était pas possible à la fois de respecter la déontologie dans ses prescriptions de respecter mon éthique de travail dans le journalisme. A partir de ce moment, j’ai dit publiquement je vais m’en aller et j’avais envie de faire autre chose », a -t-il ajouté

Le ministre et secrétaire général du gouvernement estime que le travail du journaliste est un travail en plein temps. « Le journaliste est un boulot qui va te prendre beaucoup de temps. Je ne peux pas aller faire du militantisme actif et après aller dans ma boite et rester là à expliquer. Maintenant, c’est possible que d’autres puissent le faire mais pas moi », a indiqué l’ancien ministre de la culture.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.