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Kader Ndiaye donne un Coup de poing direct à Mame Diarra Fam et l’assomme

Les démons de la violence ont ressurgi, hier, à l’Assemblée nationale. Entre députés de l’opposition et de la majorité, les coups ont volé dans tous les sens lors du vote du budget de l’Enseignement supérieur.

Ça a volé dans tous les sens, hier, à l’Assemblée nationale. En cause, la distribution du temps de parole aux différents intervenants. Prévu par le règlement intérieur à 5mn pour les députés «simples», la présidente de séance Ndèye Lucie Cissé annonce un temps de parole réduit. Ce que les députés de l’opposition, dont Abdou Cheikh Bara Dolli et Toussaint Manga, n’ont pas apprécié. Le premier, député de Touba, se dirige vers le présidium et dénonce «l’injustice» sur la marche de l’Assemblée nationale. Les parlementaires de Bby crient et perturbent. Il redescend tout doucement et regagne sa place. Mais, quand la parole est donnée à Anna Poupaye Gomis, la députée Bby de Guédiawaye, il retourne sur ses pas, s’impose devant elle et lui arrache le micro. Celle-ci, en bonne Manjak qui ne lâche rien, le bouscule vivement.

Kader Ndiaye donne un direct à Mame Diarra Fam et l’assomme

Vient ensuite le député Bby de la diaspora, Kader Ndiaye, pour prendre le parti de la jeune parlementaire. Qui est elle-même aidée par Lika Bâ qui a usé de ses coups de poing pour repousser la menace. Il s’ensuivit un échange de propos aigres-doux. Des cris. Des claquements de mains. Des coups de pieds et d’épaule. Non content, Kader Ndiaye donne un coup à Mame Diarra Fam. La députée «Va Bene» est assommée et à terre. Elle se relève. Donne à tout-va des coups. L’Assemblée ressemble un instant à un ring, une arène de lutte. Pendant quelques minutes, tout est sens dessus-dessous. Les journalistes, sortis momentanément pour prendre l’air, sont bloqués par la gendarmerie au portail. Les autres députés, «moins guerriers», rangent leurs cartables. Retroussent les manches de leurs boubous et s’affaissent sur leurs fauteuils.

Cheikh Bamba Dièye calme le jeu

«Une minorité qui n’a pas peur. Tant que nos droits seront bafoués, nous allons nous opposer. Le débat serein ne peut exister à l’Assemblée nationale. Sauf si c’est le Premier ministre ou une autorité étrangère qui arrive. Chaque député vient ici pour défendre les intérêts de son peuple mandant. On ne peut pas lui demander de ne pas soumettre à l’hémicycle ses doléances», a justifié Toussaint Manga, les scènes de violence parfois notées à l’Assemblée nationale. Pour Boubacar Biaye, «les députés doivent accepter que l’Assemblée soit réformée. Les choses doivent s’améliorer pour le bien des députés et du peuple». Mais Cheikh Seck remet le couteau dans la plaie. Lors de son temps de parole, il vise nommément Cheikh Bara Dolli et fustige son comportement. Celui-ci ne se fait pas prier pour riposter. «Tu mens. Tu ne dis pas la vérité», a-t-il répliqué du tac au tac. «Vous n’avez pas la parole. C’est honteux», a lancé la présidente Lucie Cissé à Bara Dolli. Mais celui-ci de rétorquer : «vous auriez dû arrêter Cheikh Seck». Le ton monte à nouveau. C’est le moment choisi par Kader Ndiaye donne un coup à Mame Diarra Fam pour prendre la parole. «Pour être ensemble, il faut accepter nos différences», a sermonné le député non inscrit. «Nous subissons la loi de la majorité, nous l’acceptons parce que nous sommes en démocratie. Mais on doit se comporter en hommes et femmes responsables».
Albino MANTANE

 

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