Kim Kardashian, poursuivie pour la promotion trompeuse d’une cryptomonnaie

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Elle sont accusée d’avoir fait la publicité pour la cryptomonnaie EthereumMax liée à une escroquerie.

Des investisseurs induits en erreur par des influenceurs. Le 7 janvier, une plainte a été déposée par un résident de New York auprès d’un tribunal californien. Il accuse Kim Kardashian, le boxeur Floyd Mayweather, ainsi que d’autres personnalités d’avoir fait « des déclarations fausses ou trompeuses aux investisseurs au sujet d’EthereumMax par le biais de publicités sur les réseaux sociaux et d’autres activités promotionnelles ». Les dirigeants de l’entreprise font aussi partie des inculpés.

D’après la plainte, plusieurs personnes ont perdu de l’argent après avoir été incité à acheter des jetons EMAX entre le 14 mai et 27 juin 2021. Au cours de cette période, Kim Kardashian a publié un message sponsorisé sur Instagram, où elle est suivie par 278 millions d’abonnés. Floyd Mayweather avait fait la promotion de la cryptomonnaie lors du combat très attendu contre le youtubeur Logan Paul le 6 juin dernier. Quelques jours avant, EthereumMax avait d’ailleurs annoncé qu’il était possible d’acheter des billets en ligne avec ses jetons pour le fameux événement.

Une cryptomonnaie douteuse

Les activités promotionnelles des célébrités ont permis de faire grimper le prix d’EthereumMax. La cryptomonnaie a atteint son pic le 30 mai, mais son cours s’est effondré peu après la campagne de promotion. Les plaignants considèrent qu’ils ont été victimes d’un type d’escroquerie connu sous le nom de « pump and dump » (« pompage et vidage »). Il consiste à encourager de nombreuses personnes à investir dans une cryptomonnaie afin de faire gonfler rapidement son cours et de revendre les actifs lorsque ce dernier est au plus haut. La revente provoque alors un effondrement du prix et les investisseurs subissent de lourdes pertes.

La cryptomonnaie avait déjà suscité des doutes par le passé. Elle avait attiré l’attention de la Financial Conduct Authority (FCA), l’instance de régulation du secteur financier britannique après la publication de Kim Kardashian sur Instagram. « Je ne peux pas dire si ce jeton particulier est une arnaque. Mais les influenceurs des réseaux sociaux sont régulièrement payés par des escrocs pour les aider à pomper et à vider de nouveaux jetons sur le dos de la pure spéculation. Certains influenceurs font la promotion de monnaies qui s’avèrent tout simplement inexistantes », avait déclaré son président Charles Randall lors d’une conférence sur le crime financier en septembre dernier. Les influenceurs sont en effet souvent mêlés à des arnaques financières, souvent sans le savoir. En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a décidé de faire de « la lutte contre les pratiques déloyales du marketing d’influence un de ses axes de contrôle prioritaires » cette année.

Source : leclaireur.fnac.com

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