Accueil Actualités L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE S’ÉQUIPE À HAUTEUR DE 325 MILLIONS

L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE S’ÉQUIPE À HAUTEUR DE 325 MILLIONS

Au nom de l’autorité de tutelle, Me Malick Sall, Aïsse Gassama Tall, la Secrétaire générale du ministère de la Justice, a réceptionné un lot de matériels pour l’équipement de l’Administration pénitentiaire, ce mercredi, à la Maison d’arrêt de Liberté 6 (camp pénal). Un matériel composé de 8 pick up (250 millions F CFA) pour le transport des unités, et un équipement médical (75 millions F CFA) estimé à 325 millions F CFA, et acquis sur le budget (2019) de l’Etat, détaille-t-elle, parlant d’efforts « consentis » par l’Etat du Sénégal afin de répondre aux règles minima des Nations Unies de traitement des détenus, également appelées règles Nelson Mandela, réclamant, entre autres, la prise en charge des soins des détenus.

La visite était conduite par Directeur de l’Administration pénitentiaire, le Colonel Jean Bertrand Bocandé

« Pour mettre en œuvre ces règles, assure la représentante du Garde des Sceaux, l’Etat du Sénégal met d’importants moyens pour permettre aux détenus d’être soignés et de vivre dans de bonnes conditions. La fierté aujourd’hui, c’est que tout ce matériel de dernière génération. Ce matériel a été acheté pour les personnes en milieu carcéral. Ce qui permet de dire l’importance que l’Etat du Sénégal accorde à la vie et les conditions des détenus. »

Elle en veut pour preuve : « Si on prend le taux de prise en charge journalière, le montant est passé de 400 F CFA en 2012, à 1052 F CFA, en 2019, et cette année, 2020, à 1152 F CFA. L’ambition, c’est d’aller à 1500 F CFA à 2024 ».

S’agissant du matériel médical, Dr Atoumane Cissé énumère des tables d’accouchement pour la maternité, un lot de 20 lits d’hospitalisation (infirmerie et pavillon spécial), des fauteuils roulants (2 pliants et 2 mobiles), des défibrillateurs (prise en charge de l’arrêt cardiaque), matériels de rééducation et de transport (cannes anglaises et brancards), paravents, matériels de diagnostic, (autoscopie (examen ORL), par exemple), appareil multifonctionnel d’échographie, une radiographie dentaire, etc.

Présent, Pape Sène, le président du Comité sénégalais des Droits de l’homme, approuve l’option. « C’est un sentiment de satisfaction et de fierté (qui m’anime). Ce qui nous permet, d’ailleurs, de féliciter le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de la Justice et de l’Administration pénitentiaire.

La réception portant lot de matériels tend à renforcer davantage et à rendre beaucoup plus apte les conditions de détention et de vie des détenus. Je pense que c’est une préoccupation du Comité sénégalais des droits de l’homme en tant qu’Institution nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, et premier conseiller de l’Etat en matière de droits humains, de constater aujourd’hui que l’Etat du Sénégal est en train de déployer d’importants moyens à travers ses services déconcentrés que sont le ministère de la Justice, et la Direction de l’Administration pénitentiaire pour rendre les conditions de détention et de vie des détenus beaucoup plus paisibles, et conformes aux normes. Je pense qu’aujourd’hui, c’est vraiment une grande occasion pour nous de les féliciter mais également de les encourager parce que l’acquisition de ce matériel de transports avec 8 pick up participent un peu de la sécurité de nos détenus par rapport à leur déplacement. Nous avons également vu cet important lot de matériel médical, allant de la gynécologie, à la buccodentaire, en passant par la cardiologie. Ce qui atteste une fois de plus que le Sénégal est en phase avec les règles minima, demandant à tous les Etats d’octroyer aux détenus des soins de qualité et gratuits. Le Sénégal vient de démontrer qu’on a une politique pour les détenus dans notre pays. Il faut encourager cette option, féliciter le Directeur de l’Administration pénitentiaire et tout le personnel mais également le ministère de la Justice qui.

Parlant de perspectives, il recommande « de continuer sur cette lancée d’amélioration des conditions de détention », soutenant que l’idéal serait « qu’aucun détenu n’ait plus de problème ».

Ibrahima Sall, le président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED), applaudit également, affichant « sa satisfaction ».

 

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