Les organisations de la société civile face à l’équation du financement (Congad)

0 3
Les organisations de la société civile jouent un rôle important dans le développement de la société. Mieux, dans certaines localités, elles y occupent une place centrale, notamment dans l’information du public sur les problèmes de développement, de santé, entre autres. Aussi, elles mettent en œuvre des programmes bénéfiques pour la population.
Cependant, certaines ont un caractère éphémère : elles apparaissent soudainement pour disparaître ou perdre de l’importance quelques années plus tard.
Les causes ? Le financement. En effet, les ressources financières de ces organisations reposent essentiellement sur les contributions publiques ou privées. Ce financement a nettement diminué.
C’est dans ce cadre que le Congad a réuni durant cinq jours à Saly, les acteurs de différentes organisations de la société civile afin de les former sur la gestion de programmes, sur la planification et la formulation de projets, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets.
 »On a constaté des manquements pour la bonne gestion des projets et programmes », assure Ibrahima Kane, Directeur exécutif par intérim du Congad.
Sur la base de ce constat, il était important pour le Congad de mettre en place une série de formations au bénéfice des membres d’organisations de la société civile.
Selon M. Kane, certaines organisations sont les plus financées, cela au détriment des autres qui n’ont pas une forte expertise.
 »On enregistre une nette tendance à la baisse des dons pour certaines ONG. Par manque d’expertise, certaines organisations perdent leur financement face aux organisations internationales », indique M.Kane.
Selon, Kader Ndiaye, responsable technique au Congad,  »Les équipes doivent être bien outillées. Les Ong ne fonctionnent que sur projet. Il nous faut un capital humain solide pour capter les financements. Il y a eu un recul important dans les facilités d’accès au financement. Il y a une rareté des financements. De plus en plus, les Ong n’ont plus le droit d’initiative. C’est un partenaire qui a des financements et qui dit que ce financement est dédié à telle localité, tel domaine, tel cible, et dans telle région même parfois ».
Il ajoute que  »Le manque de financement peut conduire à faire disparaitre, à faire dépérir, à fausser l’image d’une organisation. Pis, à compromettre les objectifs qui se poursuivaient ».
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.