Marine Le Pen tacle Éric Zemmour suite à ses propos polémiques devant le Bataclan

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Les propos d’Éric Zemmour devant le Bataclan continuent de faire réagir. Après François Hollande, Manuel Valls et de nombreuses autres personnalités politiques, Marine Le Pen a réagi lundi 15 novembre à la sortie polémique de l’essayiste. Samedi 13, après s’être recueilli devant la salle de concert parisienne, où 90 personnes sont tombées sous les balles des terroristes en 2015, le quasi-candidat à la présidentielle a accusé François Hollande de «ne pas avoir protégé les Français» et d’avoir pris «une décision criminelle de laisser les frontières ouvertes».

Pour la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, s’il y a «bien sûr» des «choses à dire sur l’ouverture des frontières», la sortie du polémiste n’était pas appropriée. «Le problème d’Éric Zemmour c’est que c’est un polémiste et qu’il ne sait rien faire d’autre que de polémiquer», a-t-elle introduit sur France Info. Avant d’ajouter : «Il y a des lieux qui sont des lieux de souffrance, qui sont des lieux de martyrs. Ce ne sont pas des lieux de polémiques».

«Une forme de brutalité» qu’elle regrette

Pour Marine Le Pen, la situation de l’essayiste «est fondamentalement différente» de celle de Donald Trump, auquel il est souvent comparé. «Trump était à la tête du gigantesque parti des Républicains alors que Zemmour se présente sans structure politique autour de lui», argumente-t-elle.

Elle regrette par ailleurs qu’Éric Zemmour vienne «dire les choses avec une forme de brutalité». «Quand on parle fort et qu’on parle brutal, on est parfois mieux entendu que quand on parle de manière raisonnable», estime-t-elle. Mais, selon elle, «il n’est plus besoin de parler avec cette brutalité» puisque «90% des Français» sont d’accord avec le problème migratoire et celui de l’islam politique.

«Quel est l’intérêt de parler fort, si ce n’est pour créer de la division là où nous avons réussi à créer de l’unanimité ?», interroge-t-elle, considérant par ailleurs que le polémiste n’a pas «une seule proposition précise» pour lutter contre l’immigration et le fondamentalisme islamiste.

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