Mbissane Tine, la voix du terrain au service des populations et de l’environnement
Journaliste reporter à Senegal7, Mbissane Tine s’est distingué par ses reportages consacrés aux questions environnementales, à l’exploitation des ressources naturelles et aux conditions de vie des populations souvent laissées en marge.
À Sabodala, il s’est intéressé aux conséquences de l’exploitation de l’or sur les populations et les villages environnants, qui estiment ne pas suffisamment bénéficier des retombées de cette richesse. Dans la même dynamique, il a consacré un reportage à la Falémé, un fleuve aujourd’hui gravement menacé par la pollution liée notamment à l’exploitation sauvage de l’or, alors qu’il constitue depuis longtemps une source de vie pour les communautés riveraines.
Le journaliste s’est également penché sur le conflit foncier autour du Lac Rose, où les populations s’opposent à un projet immobilier qu’elles jugent susceptible de menacer l’écosystème du lac et les activités de milliers de travailleurs qui en dépendent.
Cette proximité avec les populations est au cœur de sa démarche. « J’aime être sur le terrain, prendre la température des choses près des populations souvent exclues des médias. J’aime aller vers elles et recueillir leur version de l’histoire », explique-t-il.
Mbissane Tine se montre aussi attentif aux questions liées à la liberté de la presse. Il s’est notamment élevé contre les difficultés judiciaires rencontrées par des journalistes comme Babacar Fall, Maïmouna Ndour Faye et Pape Ngagne Ndiaye.
Pour lui, la presse demeure une sentinelle indispensable : « Dans nos pays, la presse joue un rôle important de sentinelle contre les dérives des autorités. (…) Il ne faut céder aucun pouce de terrain, il faut toujours s’armer de courage et lutter pour la survie de la presse. »
À travers ses enquêtes, Mbissane Tine défend ainsi un journalisme de proximité, tourné vers le terrain, l’environnement et surtout vers ceux dont la voix peine souvent à trouver sa place dans l’espace médiatique.