Migration : près de 150 migrants morts ou portés disparus au large de la Mauritanie
Un nouveau drame de la migration clandestine endeuille l’Afrique de l’Ouest. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que 144 migrants sont morts ou portés disparus à la suite de plusieurs naufrages survenus au large de la Mauritanie entre le 13 et le 19 juillet 2026.
Le naufrage le plus meurtrier concerne une pirogue partie de Bufalo, en Gambie, il y a environ 25 jours. L’embarcation, qui dérivait depuis plusieurs semaines en pleine mer, a été localisée le 17 juillet par le patrouilleur mauritanien Yacoub Ould Rajel.
Selon le HCR, 181 personnes se trouvaient à bord de cette pirogue. Seuls 37 migrants ont pu être secourus, parmi lesquels 22 Sénégalais, 7 Gambiens et 8 Guinéens, ainsi que deux jeunes enfants âgés de 3 ans et demi et de 7 ans.
Les témoignages des rescapés sont bouleversants. Après plusieurs semaines d’errance en mer, les passagers avaient épuisé leurs réserves de nourriture et d’eau potable. Pour tenter de survivre, certains ont été contraints de boire de l’eau de mer, illustrant l’extrême détresse dans laquelle ils se trouvaient.
Par ailleurs, les autorités mauritaniennes ont mené trois opérations de sauvetage entre le 14 et le 18 juillet, permettant de secourir 387 migrants, tous ramenés au port de Nouadhibou.
Ce nouveau drame rappelle une fois de plus les dangers de la migration irrégulière sur la route de l’Atlantique, considérée comme l’une des plus meurtrières au monde. Malgré les risques, de nombreux candidats au départ continuent de tenter la traversée dans l’espoir d’une vie meilleure, au péril de leur existence.
Face à cette tragédie, le HCR appelle à renforcer les opérations de recherche et de sauvetage, tout en développant des solutions durables pour lutter contre les causes profondes de la migration forcée et protéger les personnes les plus vulnérables.