Respect des règles de la démocratie et de l’État de droit : la résolution du comité scientifique d’Afrikajom Center.

Beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest traversent des crises d’ordre institutionnel parties de la volonté des tenants du pouvoir de le confisquer par des voies détournées. Dans nombre de cas, ces manœuvres sont interrompues par un coup d’État. C’était le cas au Mali au mois d’août 2020 avant que la Guinée Conakry ne lui emboîte le pas.

Ces événements invitent à la réflexion sur l’état de santé de l’État de droit dans l’espace ouest-africain. Exercice auquel s’est livré Afrikajom Center à travers son comité scientifique.

À l’occasion de la préparation de son colloque sur le thème « repenser l’État de droit et les transitions démocratiques en Afrique de l’Ouest », le comité scientifique du Think Tank qui s’est réuni ces deux derniers jours à Saly « condamne toute prise et/ou conservation du pouvoir par des voies inconstitutionnelles notamment par la force, par la manipulation des textes constitutionnels ou par la fraude électorale ».

Dans sa résolution, le comité scientifique « appelle aussi les forces armées, de défense et de sécurité à respecter l’ordre constitutionnel ainsi que les règles de dévolution du pouvoir ». En même temps, les gouvernements et les acteurs politiques sont appelés au respect des dispositions constitutionnelles et réglementaires en matière électorale.

Dans le même ordre d’idées, Alioune Tine et les siens invitent « les gouvernements et les acteurs politiques à s’engager avec sincérité et bonne foi dans l’organisation d’élections transparentes, libres et crédibles ».

Enfin, le groupe de réflexion « exprime son soutien à l’ensemble des peuples africains dans le combat pour la démocratie, l’État de droit, les droits humains et le développement ».

Laisser un commentaire

Mettez votre commentaire
Mettez votre nom svp