Accueil International Un an de Covid-19 en Afrique : Politiques, artistes, sportifs… Ceux qui...

Un an de Covid-19 en Afrique : Politiques, artistes, sportifs… Ceux qui en sont morts… Ceux qui l’ont vaincu…

Le tout premier cas africain de contamination au Covid-19 – on parlait alors du « coronavirus » – a officiellement été recensé au Caire le 14 février 2020. Depuis, le virus a touché plus de 3,7 millions de personnes et fait près de 100 000 morts sur le continent. Parmi lesquels bon nombre de célébrités.

Décembre 2019 en Chine, janvier 2020 en Europe… Il y a tout juste un an, le monde retenait son souffle, observant sans trop y croire la diffusion de plus en plus incontrôlée d’un virus dont on avait voulu croire qu’il resterait confiné à la région chinoise du Hubei ou, au pire, à une partie du continent asiatique.

Début février encore, l’Afrique ne recensait aucun cas de contamination. Quelques centaines de personnes avaient été rapatriées de Chine et prudemment confinées sous surveillance médicale. La plupart des liaisons aériennes avaient été interrompues. C’est finalement le 14 février que les autorités égyptiennes ont annoncé qu’un patient positif avait été identifié. Le malade, toutefois, ne présentait aucun symptôme. Même au plan mondial, le bilan restait modeste : 1 400 décès en Chine, un au Japon, un aux Philippines.

On sait comment la situation a évolué. En Afrique, même après un an de circulation, le Covid a fait beaucoup moins de victimes qu’ailleurs, en proportion de la population. Mais on approche les 100 000 décès, y compris parmi les riches et les puissants. C’est d’ailleurs ce qui le distingue de beaucoup d’autres maladies sévissant sur le continent : le Covid n’épargne personne. Au contraire, il a tendance à frapper en priorité les habitants des grandes villes et, en tout cas au début, les personnes voyageant en avion.

« La classe politique a payé un lourd tribut »

Les cartes ci-dessous le montrent : toutes les régions du continent ont été touchées, même si les pays les plus ouverts sur le monde – l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Tunisie et le Maroc – ont été plus durement frappés que les autres. Et, certes, l’on recense quelques décès parmi les artistes ou les sportifs célèbres du continent, mais la classe politique a payé un lourd tribut, avec des contaminations collectives au sein de gouvernements comme au Burkina Faso ou, plus récemment, au Zimbabwe.

Quelques chefs d’État et de gouvernement ont été contaminés, certains sont même décédés. On pourrait s’en étonner, penser que présidents et ministres sont particulièrement protégés, bénéficient des meilleurs soins médicaux. C’est exact, mais cela n’empêche en rien d’être atteint par le Covid, comme on l’a vu sur les autres continents où l’on ne compte plus les dirigeants ayant annoncé officiellement qu’ils avaient été testés positifs. Donald Trump et son épouse, bien sûr, mais aussi une longue liste de dirigeants sud-américains : Jair Bolsonaro (Brésil), Andres Manuel Lopez Obrador (Mexique), Jeanine Áñez (Bolivie), Juan Orlando Hernández (Honduras), Luis Abinader (République dominicaine)…

En Russie, le président Poutine a été épargné mais son Premier ministre, Mikhaïl Michoustine, a été touché et a dû s’isoler quelques jours. Quant à l’Europe, elle a elle aussi versé son écot : Boris Johnson a développé une forme particulièrement grave nécessitant une hospitalisation prolongée, Emmanuel Macron et son épouse ont été frappés tout comme l’ancien Premier ministre français Édouard Philippe, le prince Charles… Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa et ses homologues ukrainien et polonais, Volodymyr Zelensky et Andrzej Duda, se sont ajoutés à la liste.

Les personnalités apparaissant en noir sont décédées du Covid-19 (la date est précisée), celles qui sont cerclées de rouge ont été contaminées mais ont guéri.

Afrique du Nord
La région a été l’une des premières touchées sur le continent, avec un nombre de cas très important en Égypte et en Algérie. Au Maroc, où plusieurs ministres ont été contaminés, c’est la deuxième vague qui a frappé fort à la fin de l’année 2020. Actuellement, la Tunisie et la Libye sont les pays où le développement de la maladie est le plus préoccupant.

Avec Seneweb

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici