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Burundi : Évariste Ndayishimiye a prêté serment pour un mandat de 7 ans

C’est au stade de Gitega que le nouveau président burundais a prêté serment, conformément à l’article 107 de la Constitution, debout, le drapeau national et celui de l’unité nationale dans la main gauche, la droite levée. Il entame ce jeudi 18 juin un mandat de sept ans.

« Devant Dieu le tout-Puissant, devant le peuple burundais, seul détenteur de la souveraineté nationale, moi Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi, je jure fidélité à la Charte de l’Unité nationale, à la Constitution de la République du Burundi, et à la loi », a déclaré le chef de l’État en prêtant serment dans le stade Ingoma de Gitega, la capitale administrative du pays.

Cette cérémonie s’est tenue dans un contexte particulier en raison de la situation sanitaire liée à l’épidémie de nouveau coronavirus, qui a empêché tout chef d’État étranger d’y assister. Les autorités avaient demandé au public de se présenter assez tôt pour se plier aux mesures sanitaires mises en place, comme le lavage des mains et la prise de température. Mais la distance de sécurité, fixée à 70 cm entre les personnes, était loin d’être respectée. Et à part quelques officiels, quasiment personne ne portait de masque. Évariste Ndayishimiye lui-même avait le visage découvert.

Élu à la présidentielle du 20 mai, il devait initialement prendre ses fonctions le 20 août, à la fin du mandat de Pierre Nkurunziza. Le décès subit de ce dernier le 8 juin, à l’âge de 55 ans après 15 années au pouvoir, officiellement d’un arrêt cardiaque, a changé la donne. Pour éviter une période d’incertitude qui aurait pu déstabiliser le Burundi, dont l’histoire est jalonnée de crises politiques meurtrières et d’une longue guerre civile (300 000 morts entre 1993 et 2006), le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a décidé d’accélérer la transition. La Cour constitutionnelle, acquise à l’exécutif, a donc ordonné que Évariste Ndayishimiye débute son mandat de sept ans le plus tôt possible, sans période d’intérim.

À la mort de Pierre Nkurunziza, qui l’avait présenté comme son « héritier », le général Ndayishimiye s’est engagé à « poursuivre son oeuvre ».

RFI

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