Le dièse de Sara: en-quête des dauphins de Macky Sall

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Pour beaucoup, le Sénégal reste un des porte-flambeaux de la démocratie en Afrique. Et ce après la déclaration de non-candidature du président Sall. Ce dernier dans son adresse à la nation a laissé entendre que son parti s’occupe déjà du candidat de l’APR. Une assertion qui met la puce à l’oreille quand au prochain numéro 2 de l’APR. En effet, longtemps craint par le président Sall, le poste de numéro 2 s’avère une urgence aujourd’hui, à quelques encablures des élections de 2024. Macky serait-il rattrapé par sa phobie du numéro 2?. Le dauphin tant craint est aujourd’hui recherché par lui-même tout puissant président en fin de mandat. et suscitera des vocations prématurées, pour la bonne et simple raison que des ambitions existent déjà. Aujourdhui, cette décision apocalyptique, a finit de mettre en ébullition les coins et recoins de l’APR. Le caterpillar semble évincé de sa trajectoire en plus d’être appuyé dans cet exercice néfaste politiquement par tous ces barons du parti masquant jusque là leur ambitions au maquis. Du moins, pour l’instant… Quid de ce numéro, ce serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin que de prétendre trouver un successeur unanime au sein de l’APR tant les divergences individuelles sont visibles tel un nez au milieu du visage. En lieu et place de battre le rappel des troupes, on risque d’assister à une véritable bataille de positionnement avec à la clef des dégâts collatéraux pour le reste du magistère du président Macky Sall ; s’il n’y prend garde. En sus, une question taraude les esprit déjà agités: quelles sont ces têtes susceptibles de remplacer le président Sall comme porte étendard des marons-beiges aux prochaines joutes électorales ?. Trois personnes pourraient ressortir dans le miroir magique à savoir Amadou Ba, Aissata Tall Sall et Ablaye Daouda Diallo. Si Amadou Ba caracole en tête de ce casting c’est par ce que son background est quasiment sans stigmates . L’homme d’État en plus d’avoir dirigé plusieurs ministères prépondérants comme la diplomatie en plus de la primature a également sa stratégie politique en travaillant plus qu’en faisant du folklore. Pendant les dernières élections locales, Amadou Ba a piloté le poste stratégique de coordinateur national de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar. Connu pour être ce  »grand ami » le discret homme politique a cette reconnaissance du président de ne lui avoir jamais fait ombre. Ablaye Daouda Diallo pour ne pas le nommer. Pressenti plusieurs fois à la primature ,il finit par occuper d’autres postes stratégiques. Mais l’homme ne semble jamais trop  »gourmand de postes ». Il patiente et pose ses pions progressivement dans le secret des dieux. Dans son parcours, cette bête politique silencieuse a égrené plusieurs postes stratégique tels que: ministre délégué chargé du Budget auprès du ministre de l’Économie et des finances,(2012-2013), avant de diriger le département de l’Intérieur (2013-2017), puis celui des Infrastructures et des transports terrestres (2017-2019) et le ministère des Finances et du budget (2019-2022). La loyauté de l’homme peut le propulser vers ce poste tant convoitée. Dans cette liste masculine, une femme. Elle a pu briser les barrières du genre dans le landerneau politique. Elle c’est Aissata Tall Sall l’actuel cheftaine de la diplomatie. En 2007, elle est devenue la première femme à accéder au poste de Secrétaire générale de l’Union régionale de Saint Louis ce qui lui ouvre les portes d’un succès politique fulgurant. Son genre n’ébranle en rien ces ambitions qui la guide vers des postes stratégiques entre autres députés, ministre et aujourd’hui ministre des affaires étrangères après avoir été envoyée spéciale du président de la république. Elle pourrait être un déclic pour changer le destin de la magistrature suprême. Une rupture d’avec l’élite masculine. Le seul bémol de son parcours qui pourrait lui être fatal en cas d’élections c’est sa rupture subite d’avec l’opposition pour  »répondre à l’appel du pays » avait-elle justifié son départ de l’opposition. Une femme à la tête du Sénégal, l’espoir est permis. Le casting est reluisant, le jeu en vaux la chandelle. Le président pour résoudre cet imbroglio doit avoir inéluctablement une botte secrète. Les dés sont jetés. Sara Jupiter

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