Les mouvements féministes manifestent contre la culture du viol au Sénégal

Les organisations féministes du Sénégal expriment leur préoccupation devant la recrudescence des cas de viols au Sénégal. Selon elles, le vote de la loi criminalisant le viol, en décembre 2019, ne change rien à la situation. « Justice pour les Louise », ’’attention aux tontons et tatas saï saï’’, lit-on, entre autres messages, lors d’un rassemblement, tenu ce samedi, 3 juillet, à la place de la Nation (ex-Obélisque).

« Nous sommes réunies aujourd’hui en tant que collectif regroupant des féministes sénégalaises pour élever nos voix contre les violences faites aux femmes et aux filles. Mais plus particulièrement pour témoigner notre indignation face au nombreux cas de viols auxquels nous assistons depuis des années », a martelé leur porte-parole, Aïssatou Sène.

Excédée, elle ajoute que « le vote de la loi criminalisant le viol n’y change rien. Chaque jour, des actes de violence sexuelle sont commis sur des femmes et des filles, relayés par la presse ou enregistrés par les structures d’accueil dédiées ou passés silence. Le nombre de victimes ne cesse de croître, et l’absence de mesures d’accompagnement telles que la prise en charge des victimes, dans des centres spécialisés demeure préoccupante. Il est temps que cela cesse. »

D’où leur appel contre la banalisation des cas de viols aux conséquences psychologiques désastreuses sur les victimes.

Cheikh Yérim Seck a finalement reporté sa conférence de presse prévue hier lundi, 29 juin. Dès l’annonce de la tenue de la conférence de presse, un mouvement spontané de femmes activistes s’est organisé pour saboter l’événement.

Sophie est le pseudo donné à une jeune fille de 15 ans, accusant le fils du célèbre journaliste, Cheikh Yérim Seck, de l’avoir violée. Souleymane Sidy Seck, qui serait âgé de 19 ans, partage le même établissement scolaire que la victime présumée, à Saly, dans le département de Mbour. Selon l’accusation, le jeune homme aurait menacé la fille avant d’abuser d’elle et de diffuser une vidéo des faits sur les réseaux sociaux.
La fille était consentante, selon le mis en cause.

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